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Présence des sœurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy

SAINT DIZIER

 l’école Sainte-Philomène 

 

Les Sœurs de la Doctrine chrétienne sont présentes à Saint-Dizier dès 1809.  Elles sont essentiellement institutrices. Elles enseignent la lecture, l’écriture, le calcul, le catéchisme aux filles et les travaux ménagers aux femmes des campagnes. La municipalité de Saint-Dizier fait appel aux Sœurs de la Doctrine chrétienne pour diriger l’école communale, Guy de Bourbon, (derrière l’église Notre-Dame) achetée par le maire, Monsieur VARNIER-COURZON, pour le compte de la ville (école fermée en 1891)  

Les services des Sœurs sont appréciés et la mairie leur a confié au 19ème siècle toutes les écoles communales de filles de la ville, dont l’école de Gigny (Victor- Hugo).  

 

8 juin 1891 Monsieur Emile GIROS, en réunion, décida de supprimer l’enseignement tenu par les congrégations religieuses dans ses écoles communales. 4 écoles sont ainsi fermées, dont celle de Gigny (anciennement école V-Hugo). Les sœurs restent à Saint-Dizier. 

21 août 1897 Sœur Patrice ouvre l’école de filles : Ecole Sainte-Philomène au 5 rue Montpensier La communauté des Sœurs réside, avec leur supérieure, dans la maison principale, aujourd’hui habitée par Madame BRAUER. 

L’abbé HENRY ayant une dévotion particulière envers Sainte Philomène (patronne des mariniers et des bateliers) nomme l’école du nom de la sainte. Il est bon de noter que le port de Gigny est proche de l’école Sainte-Philomène. 

1902 : Le gouvernement Combes demande aux religieux et religieuses de cesser leur activité en France et de s’exiler dans d’autres pays ou d’abandonner le costume religieux.  

14 avril 1903 : L’école Sainte-Philomène doit fermer ses portes dans un délai d’un mois.  

5 mai 1903 : La population bragarde manifeste, elle est soutenue par le clergé et de nombreux notables de la ville « C’était l’enterrement d’une liberté qui passait... » écrit la Semaine religieuse du diocèse de Langres.  

Quand le maire, Adolphe DRIOUT, apprend la dispersion des religieuses de l’école Sainte-Philomène, il écrit à la supérieure Générale : « Permettez-moi de joindre mes regrets personnels à ceux du Conseil Municipal et de vous assurer que la ville de Saint-Dizier conservera, des religieuses de la Doctrine Chrétienne, un profond souvenir. ». 

 

1905 – 1921 Des directrices laïques tentent de continuer l’œuvre des Sœurs à l’école Sainte-Philomène : Melle isabelle GODARD (1905), Melle Rochard (1921)  

 

1903 – 1920 Les sœurs doivent travailler et ouvrent un atelier de « PLUMES » (édredons) et un atelier de GANTERIE où travaillent des jeunes femmes du quartier.  

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