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Présence des sœurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy

JEMELLE

 Le Pensionnat et l’Institut de la Sainte-Famille à Jemelle. 

 

En sa séance du 14 janvier 1871, le conseil communal de Jemelle, décide de scinder l’école communale. Les garçons resteront dans le bâtiment de la route de Rochefort et il sera fait appel aux Sœurs de la Doctrine Chrétienne pour prendre en main une nouvelle école primaire pour filles ainsi qu’une classe gardienne. 

Deux religieuses, sœur Stanislas, une Française, et sœur Augusta, une Belge, franchissent la frontière au travers des lignes de soldats qui occupent encore le terrain de la guerre franco-allemande de 1870, l’armistice étant fraîchement signé. Elles sont accueillies en gare de Jemelle par de petites Jemelloises tout de blanc vêtues et conduites en procession vers leur école et habitation sur le « Maurlet ».

L’école primaire ouvre ses portes le 1er mars 1871. 

L’explosion démographique de Jemelle continue. Dans ces conditions, les enfants de l’école primaire sont bien vite à l’étroit dans leurs murs. Les autorités communales décident  de faire construire une toute nouvelle école en plein centre du village. Garçons et filles prendront possession du nouveau bâtiment en 1874. En 1875, les religieuses ouvrent un internat. Les internes logeront dans la « vieille ferme », rue de la Lomme. Une particularité de l’école fut la création d’une section appelée ouvroir, en 1877. 

Jemelle. Pensionnat des Sœurs de la Doctrine Chrétienne. 

A cette époque, la sœur supérieure du pensionnat de Jemelle, sœur Stanislas, constate dans une lettre qu’elle adresse à une dame bienfaitrice de son école, Madame Everard- Wauvermans : 

« Ma profession d’institutrice me mettant en relation avec toutes les familles de Jemelle, j’ai pu mieux en sonder les misères. Ici, il n’y a, sauf une seule exception, que des familles d’ouvriers. Ces familles ont pour habitations de petits quartiers composés de deux ou trois pièces. Aucune famille ne possède ni jardin à cultiver ni bétail à soigner. (...) Pendant la journée, la mère qui connaît ses devoirs a de quoi prendre soin de sa petite maison mais leurs filles et fillettes ne savent à quoi mettre les mains. Il n’y a rien à faire chez elles et elles n’ont point à demander du travail au-dehors puisqu’il n’y a que des ouvriers. Or, le désœuvrement engendre toutes les misères. J’ai donc conçu le projet d’ouvrir dans mon école un ouvroir pour les petites filles à leur sortie de l’école primaire, pour les jeunes filles et même pour les femmes.  

L’ouvroir disparaîtra en 1940, concurrencé par la mécanisation : les ateliers de confection et la broderie mécanique, nouveaux attraits pour les jeunes filles. En 1890, la population jemelloise a atteint 2000 habitants. Les religieuses, à l’étroit dans leur école, et dans l’obligation de refuser des inscriptions, décident de construire un tout nouveau bâtiment jouxtant l’école primaire communale et d’y installer une section professionnelle qui s’inspire de l’ouvroir mais où sont donnés aussi des cours généraux pour fillettes ayant terminé les primaires ; elle s’ouvrira en 1891

En 1904-1905, s’ajoute une nouvelle construction. Ces deux nouveaux bâtiments abriteront l’ouvroir, les classes primaires filles, l’école professionnelle ainsi qu’une nouvelle section d’enseignement général : la section moyenne (les trois premières années du secondaire) qui débutera vers 1905. Une centaine d’internes et une quarantaine d’externes fréquentent alors l’institut. 

En 1904, la loi Combes chasse les ordres religieux de France. La communauté de Jemelle accueille de nombreuses religieuses françaises de la Doctrine Chrétienne et compte plus de 35 sœurs alors que, jusque dans les années 60, leur communauté avoisinera les 20 membres. 

 

En 1963, le cycle inférieur des humanités modernes (moyennes) se complète par le cycle supérieur, Scientifiques B. Il est décidé de prolonger le bâtiment construit en 1890 par la construction de nouvelles classes et de chambres individuelles pour les aînées internes. Ces nouvelles classes sont réservées aux élèves de l’enseignement général. Dans les années 1960-1970 Les professeurs laïcs, tant masculins que féminins, remplacent progressivement les religieuses. En 1972, l’école s’ouvre à la mixité. Le « Pensionnat » s’appelle « l’Institut de la Sainte-Famille », il n’y a plus d’internat.

En 1982, l’autorité responsable des religieuses de la Doctrine Chrétienne décide de mettre fin à la mission d’enseignement et d’éducation des religieuses à l’Institut de la Sainte-Famille. 

 

Communauté 1907    

 

 

Jemelle Jemelle

(album photos du pensionnat cliquez sur le nom)

 

 

  Jemelle-1968-Sr-Jeanne-Marie.jpg

Sœur Jeanne Marie - 1968

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