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Présence des sœurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy

SAINT DIE

Petite Histoire du "Beau Jardin" 

 En 1751, à la demande du Conseil de la Ville de Saint -Dié, une école de filles est ouverte par la Congrégation des Soeurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy. Cet ensemble qui s'appelait à l'époque "Pensionnat de l'Ange Gardien" comportait un primaire et un premier cycle. En 1791, quarante ans après, les Soeurs refusent de conduire les élèves à certaines cérémonies du 8 mai et sont renvoyées de Saint Dié.

En 1797, elles sont rappelées et enseignent à l'Ecole de le la Rue de l'Orient. Elles ont alors une Supérieure de marque en la personne de Mère Amélie Cloutier qui se rend célèbre lors d'une discussion dans une commission municipale, par cette réflexion : "Je suis de la famille de la nature des clous : plus on me frappe, et plus je m'enfonce, mais aussi plus je tiens."

En 1848, elle achète un terrain au lieu dit "Beau Jardin" et en 1849, elle fait construire la première aile de la maison actuelle, mettant au dessus de la porte d'entrée sa devise :  "Spes mea Deus"     "Mon espoir, c'est Dieu"

Mère Amélie Cloutier décède en 1854 et est remplacée par Soeur Sainte-Chantal qui fut une Supérieure énergique jusqu'en 1890.

De 1890 à 1899, Soeur Eudoxie, avec une distinction naturelle montre les plus belles qualités d'esprit et de coeur et fait élever le 8 décembre 1899 la statue de l'Ange Gardien qui se trouve toujours à l'entrée du Beau Jardin.

De 1899 à 1903, c'est la fermeture du Pensionnat de l'Ange Gardien, dit Beau Jardin, de l'école des Frères de Marie de la Rue Haute, et de l'Ecole de la Rue Cachée tenue alors par les Soeurs de la Doctrine Chrétienne.

De 1903 à 1923, la maison est confiée à des directeurs laïques :- de 1903 à 1905, Mademoiselle Iehl reprend le flambeau laissé par les Soeurs obligées de partir.-en 1905, Mademoiselle Mory devient directrice, et, avec Mademoiselle Roux, va maintenir la réputation du Beau Jardin. Dieu seul sait le courage héroïque, l'optimisme, qu'il fallait pour tenir face à leur idéal, seules sans secours financier, seules sans appui des pouvoirs officiels.

En 1923, Soeur Louise (qui fut Professeur pendant 14 ans au Beau Jardin) revient comme Supérieure jusqu'en 1931, et, en compagnie de Soeur Basile, de Soeur Sainte-Cécile, va faire preuve d'une bonté, d'une délicatesse sans borne. Elle seconde Mademoiselle Mory, Directrice, pour l'internat et les différents services en dehors des classes : musique, dessin, cuisine ...

En 1931, Mère Marguerite Saint Remy prend la direction du Beau Jardin et donne une vigoureuse impulsion au Beau Jardin. Le nombre croissant des élèves internes et externes, le succès aux examens en sont le plus beau témoignage. 1939, elle accepte de restreindre les classes pour servir la cause de la patrie en hospitalisant un état major et en 1944, lors des bombardements de l'automne, elle permet à tous les voisins d'envahir la solide cave du Beau Jardin. Le lycée fonctionne normalement jusqu'en octobre 1944 où la rentrée se montre impossible : le front avance, la libération est douloureuse car les 3/4 de la ville sont détruits par les incendies provoqués par les Allemands, et c'est l'évacuation vers le Pensionnat de La Providence, situé Rue Pasteur. Le Beau Jardin est épargné et rouvre ses portes en 1945 : Mère Marguerite Saint Remy décide d'abriter ceux qui peuvent avoir besoin d'un gîte : les pensionnaires et les religieuses de l'Hospice St Joseph, l'Ecole libre de la Rue Cachée et les Ecoles Communales à mi-temps, jusqu'à ce que des bâtiments provisoires puissent accueillir les élèves.

A St Dié il y a deux sépulture dont une dans laquelle se trouve sœur Libaire Roëseler décédée le 20 janvier 1854 à l'âge de 43 ans

  St-Die1     St-Die2  St-Die4  beau-Jardin-St-Die                                    

 

                                                              P3300255

 

Hospice Saint Joseph

Le premier hospice Saint-Joseph a été fondé en 1883 dans un immeuble situé au n° 6 de la rue Cachée par l’Abbé Marchal.  En juillet 1890, les sœurs de Niederbronn sont obligées de quitter l’hospice et sont remplacées par les sœurs de La Doctrine Chrétienne.

En novembre 1944, l'hospice a été détruit lors de l'incendie de la ville de Saint-Dié. A cette époque il comprenait une dizaine de religieuses 

Dans les années 1950 est construit un nouveau bâtiment au numéro 5 de la rue Rovel. La gestion en est confiée à nouveau aux sœurs de la Doctrine Chrétienne. Souhaitant agrandir la maison, les sœurs font appel à des amis de la maison qui créent l'Association Saint-Joseph le 5 juin 1962.

En mars 1993 les religieuses décident de quitter la direction de la maison et un directeur est nommé à la tête de l'établissement.

Hospice-St-Joseph-St-Die.png

L'hospice détruit pendant la guerre

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