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surlesroutesdeladoc.over-blog.fr

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Présence des sœurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy

SELAINCOURT

  Comme le montre ce texte daté de mai 1808, un seul instituteur ne suffit pas à prendre en charge tous les élèves garçons et filles :

- considérant que le respect pour les mœurs et la décence exigent, lorsque d’ailleurs les circonstances le permettent, que les élèves des deux sexes soient placés dans des locaux séparés, que les garçons soient surveillés et instruit par des instituteurs et les filles par des institutrices. "

Le conseil municipal décide donc, par respect pour " les mœurs et la décence " de l’embauche d’une sœur de la doctrine chrétienne de Nancy.

En 1808, l’année scolaire débuta le 1er novembre et les horaires de l’école étaient fixés en hiver, de 7 h à 11 h le matin et de 1 h à 5 h le soir, et en été, de 7 h à 11 h le matin et de 3 h à 7 h le soir.

Vers le milieu du XIXe siècle, période où la population du village s’approchait de 600 habitants, la nécessité d’employer une institutrice supplémentaire se faisait sentir (délibération du conseil municipal daté du 27 mars 1841) :

Le maire a rappelé audit conseil que, lorsque la commune a fait demande, en 1840, pour avoir une institutrice de la doctrine chrétienne de Nancy, que la maison n’en a accordé une qu’à condition que la commune ajoute une augmentation annuelle au traitement qu’elle accorde actuellement, pour en avoir une deuxième. "

Malgré l’importance des effectifs, et comme si les tâches liées à l’enseignement ne leur suffisaient pas, les institutrices se trouvaient elles aussi mises à contribution dans bien d’autres domaines, à titre gracieux cette fois :

Le conseil municipal était très satisfait de l’institutrice que la Maison a envoyée, non seulement sous le rapport de l’instruction, mais encore parce qu’elle a des connaissances en chirurgie et qu’elle peut être très avantageuse aux habitants vu que la commune est très éloignée pour pouvoir avoir un médecin lorsque le besoin l’exige et qu’elle exerce sans tirer aucun salaire. "

L’hébergement des élèves préoccupait également les membres du conseil municipal qui faisaient la demande (en 1852) à l’instituteur d’ouvrir un pensionnat pour y recevoir 5 pensionnaires. Plus tard, en 1877, une requête était faite auprès de la sœur de la Doctrine Chrétienne pour la création d’ " une salle d’asile destinée à garder les enfants non scolarisés ".

L’année 1906, séparation de l’église et de l’état, vit la fermeture de l’école tenue par les religieuses (au 38 rue de l’église).

En 1940 fut créée au presbytère (par M. Gaston VALLANCE de Goviller et l'Abbé CHRETIEN alors curé de Selaincourt), une école ménagère pour les filles jusqu'à 17 ans, tenue au départ par trois sœurs de la Doctrine Chrétienne qui venaient de Réhon (nord de la Meurthe-et-Moselle) chassées par la guerre. En 1943 elle prit le nom de Maison Familiale de Selaincourt. En 1958, après leur départ, les sœurs furent remplacées par des laïques.

(extrait de l'Histoire de Selaincourt)

Selaincourt.jpg

Soeurs présentes à Selaincourt :

Sr Thaïse a exercé dans la commune pendant 46 ans.

- Sr Eulalie CHARDIN : 1897-1898

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